05 Fév 2018
Méditation en Inde © Ashes Sitoula

Un voeu, un souhait, un rêve, une réalité ? C'est pour moi sans doute un peu tout cela, enseignant et praticien que je suis de la méditation depuis quelques années tant dans des séances individuelles que dans des stages collectifs. 2018 sera l'année de la méditation.

À l'heure où Christophe André, à la demande de quelques élus précurseurs, expérimente la méditation à l'Assemblée Nationale, je fais donc le vœu, en tant que thérapeute et ancien élu politique, que 2018 soit l’année de la méditation. Le déploiement est en marche et nous sommes sortis de l’image de la méditation rattachée uniquement à une pratique religieuse, elle peut aujourd’hui être intégrée et pratiquée dans tous les milieux de vie ou travail.

> Article sur la conférence de Christophe André à l'Assemblée Nationale


Pourquoi un tel engouement soudain ?

Selon moi, la méditation répond tout d’abord à une aspiration personnelle et, aujourd’hui, de plus en plus de personnes ressentent ce besoin de retour sur soi. Cette démarche le permet, voire le favorise. Elle stimule ce mouvement « intérieur-extérieur » dans un monde de plus en plus complexe et tendu, tant dans les conflits sociaux globaux qu’entre les personnes.

Dominique Vincent, thérapeute et formateur, qui enseigne la méditation, dit, dans un article sur « Vipassana » (qu’on appelle en Occident la méditation « pleine conscience ») :

« Elle est une démarche intégrative de tous les niveaux de l'expérience intérieure et extérieure, sensations, émotions et intellect. Vous êtes invités à ouvrir tous vos sens, à vivre toutes vos émotions, à développer le meilleur de votre intelligence et de votre créativité. Le calme mental sera un des résultats, un des effets de cette conscience intégrative. Notre existence consciente dans la matière se manifeste par des sensations physiques, par des émotions et par des contenus mentaux, images, pensées, souvenirs, déductions...

Quand je suis attentif à mes sensations, je ne suis, ni dans le passé, ni dans le futur, je suis dans l'immédiateté de l'expérience, dans le présent. Plus je développe cette attention, plus je suis proche du cœur de ma réalité qui est d'être conscient, d'être la conscience. Rien ne peut exister pour moi si je n'existe d'abord en tant que conscience ».

Je la pratique et la propose à mes patients en thérapie, lors des stages collectifs avec des particuliers ou dans des organisations qui y sont ouvertes. Elle est pour moi une démarche, un outil vers la pleine conscience de soi-même, un accélérateur du chemin vers soi. Elle nourrit un alignement intérieur « cœur, corps, esprit » souvent déséquilibré dans notre monde très « mentalisé ».

En 2018, avec le lancement de mon nouveau lieu de stages et de thérapie à Nantes, j’ouvrirai des ateliers de méditation pour participer à la démocratisation de cette pratique, car Il est aujourd'hui indéniable qu'elle apporte un réel mieux-être à ceux qui la pratiquent comme aux organisations humaines qui l’intègrent dans les activités ou expérimentations de leurs équipes.

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