Jean-Philippe Magnen

« La définition de l’ami par Aristote, celui qui tire de vous ce que vous avez de meilleur et de plus sain, se rapproche de ma vision du psychothérapeute idéal ».

Irvin Yalom

 

 

 

Pourquoi entamer une psychothérapie ?

L’effet déclencheur qui amène quelqu’un à aller voir un psychothérapeute est souvent un événement, et encore plus souvent un événement douloureux, une crise personnelle ou familiale, une rupture amoureuse, un accident de vie ou un deuil proche.

La personne souhaite alors rencontrer quelqu’un pour moins souffrir, pour guérir, pour rebondir et donc pour aller mieux. Au démarrage d’un travail, le thérapeute est donc souvent perçu comme une bouée de sauvetage, un aidant ponctuel sur un sujet précis voire un guérisseur des maux subis à cause de l’événement. Ce temps est incontournable, nécessaire et rien qu’en cela, le psychothérapeute joue un rôle majeur et l’espace qu’il propose et ouvre est précieux.

Mais au fil du parcours, en quelques semaines, cet espace se révèle être aussi et surtout un approfondissement de la connaissance de soi, un chemin de construction, de (re)construction, de transformation.

Un approfondissement de la connaissance de soi, un chemin de construction, de (re)construction, de transformation.

La démarche se veut alors plus existentielle, sur le sens de sa vie, de ses valeurs, de ses choix. Le travail se fait alors plus en profondeur dans une approche de la globalité de l’être (démarche holistique) et l’interdépendance corps, esprit, organisme / environnement.

Le psychothérapeute est, à la fois, un accompagnateur de changement, d’évolution, un témoin privilégié de votre chemin de vie et de transformation, un être humain bienveillant à votre écoute et à vos côtés. Il vous accueille ici et maintenant, tel que vous êtes, il vous accompagne dans un travail à l’écoute de vos paroles, de votre corps et ses manifestations, de vos émotions, de votre respiration, dans un travail pour vous sentir vivant. Il vous aide à mieux vous connaître, à découvrir votre intériorité, à appréhender plus consciemment vos changements personnels et professionnels.

À l'image du psychothérapeute-ami d'Irvin Yalom, « celui qui tire de vous ce que vous avez de meilleur », le thérapeute vous accueille tel que vous êtes, avec bienveillance et écoute. Le thérapeute aide à accepter ce que nous sommes. De cette acceptation découle une transformation profonde et réelle.

 

Je suis Gestalt-thérapeute

La Gestalt propose une vision holistique de l’homme. Cette approche, parfois appelée Thérapie du contact, situe la construction de l’individu résolument dans son rapport à son environnement ; elle considère l’indissociabilité moi/monde. Cette prise de position pousse à travailler non pas sur une réalité objective du monde et de l’individu, mais sur la perception subjective de chacun et les phénomènes d’influence, d’impacts réciproques de l’un sur l’autre.

Le mot allemand Gestalt signifie la forme, la figure. La Gestalt se préoccupe de ce qui prend forme, de ce qui s’organise, se structure dans l’instant du contact entre une personne et son environnement.

De nos jours, la Gestalt est utilisée :

  • en psychothérapie (individuelle, de couple, familiale ou de groupe),
  • en développement personnel,
  • dans le champ des organisations.

Histoire de la Gestalt-thérapie

Le pionnier du mouvement gestaltiste est Frederich Perls (1893-1970) qui a d’abord été psychiatre et psychanalyste avant de développer ses idées personnelles. Il est accompagné dans ses recherches par des leaders comme Laura Perls (sa femme) ou Paul Goodman, qui ont tous en commun d’être des rebelles et d’être dans le refus de l’ordre institutionnel de l’époque.

La collaboration de Goodman, écrivain, enseignant et philosophe, anarchiste libertaire … va donner à la Gestalt sa couleur avant-gardiste. En effet, la Gestalt propose une intervention sortant de la représentation individualiste de l’être humain pour aborder la question de "l’homme dans le monde", de "l’être au monde", impliquant un ajustement créateur permanent entre un organisme capable d’action et un environnement tous deux capables d’action et de réceptivité, et ce dans l’indissociabilité énoncée plus haut.

Elle est née dans l’effervescence culturelle du début du siècle. Elle s’est développée en réaction, en opposition ou en assimilation des différentes sources du moment, la psychanalyse, la Gestalt-psychologie, la phénoménologie, l’existentialisme….

La Gestalt n’est pas seulement une approche thérapeutique, c’est une posture, une vision du monde, une façon d’appréhender l’être humain et la transformation.

 

Comment se passe une séance de Gestalt-thérapie* ?

Les séances se passent en face à face et le thérapeute dialogue avec son patient. La première fois qu’une personne vient consulter, le Gestalt-thérapeute explore avec lui sa demande, la clarifie et répond à ses questions. Ensuite, il pose le cadre de la relation thérapeutique : rythme et durée des séances, durée, tarif, respect des rendez-vous et modalités de la fin de thérapie. Toutes ces informations sont énoncées au patient lors de la première séance. Si le thérapeute et la personne qui consulte sont d’accord, le travail thérapeutique peut commencer.

La personne est accueillie telle qu’elle est, avec ses zones de fragilité et d’insécurité sans jugement ni référence à un modèle de comportement. Le thérapeute invite son patient à exprimer tout ce qui est présent pour lui : ce qui occupe ses pensées, ses préoccupations, ses états d’âme, une intuition, un sentiment, une sensation, un rêve, une expérience heureuse, une satisfaction éprouvée, ou une situation : son travail, sa famille, un film qu’il a vu, … Tout sert de base de travail pour le thérapeute qui va aider son patient à prendre conscience des différentes facettes de son vécu, à mettre en mouvement ses représentations, à progressivement reconnaître et accueillir ses sensations et émotions, à identifier son « besoin ou aspiration du moment », puis à trouver de nouvelles formes d’interactions avec son environnement.

La personne est accueillie telle qu’elle est, avec ses zones de fragilité et d’insécurité sans jugement ni référence à un modèle de comportement.

Au fil du travail thérapeutique, le patient prend conscience qu’en mobilisant ses ressources, il bénéficie d’une plus grande liberté et d’une plus grande autonomie dans ses choix de vie.

*texte élaboré à partir d’un écrit produit par le groupe des gestalt-thérapeutes d’Ile-de-France

 

Méditation et thérapie

Gestalt-thérapeute, j’utilise également dans les séances différentes techniques de méditation, statique comme dynamique, techniques inspirées des formations et stages que j’ai suivis avec Dominique Vincent et Marie-Anne Gailledrat (lien vers leur site), lors d’un voyage à Bali et au travers de rencontres là-bas avec Suryani et Peter Wrycsa.

La méditation permet de sortir de la parole, d’ouvrir une exploration intérieure dans le silence. Méditer signifie « devenir témoin ». Je considère que méditer est emprunter un chemin pleinement conscient vers soi, pour se connecter à son être intérieur. C’est observer, goûter, savourer les émotions et sensations qui sont en nous ici et maintenant, sortir du mental qui nous fige, c’est être pleinement conscient du vivant en nous, du vivant qui respire.

Proposer des temps de méditation, c’est leur permettre de sortir du mental, de la parole, de se connecter à soi différemment que dans l’échange de face à face.

« La méditation est un art de vivre au quotidien, une science subtile des possibles de l’homme… Méditer est être créatif, conscient et libre… La méditation est un jeu, une célébration, une relaxation » (Osho)

 

Cabinet Psy

Prestations / tarifs

Je reçois les particuliers en séance individuelle, familiale ou de couple à mon cabinet, 20 chemin des Vignes, 44100 Nantes.

Tarif : 55 euros la séance individuelle / 65 euros la séance familiale ou de couple.

Régulièrement, je propose des stages, groupes thématiques et ateliers de méditation (ils sont annoncés dans la rubrique « actualités » de ce site).